Espace Plongée Martinique 

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Martinique 

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Plongée Sénior - Diving for seniors

La plongée pour les séniors : 10 bons conseils pour des plongées formidables !

Nous le savons tous, le corps humain subit des évolutions physiologiques avec l’âge... La pratique de la plongée sous-marine avec matériel doit donc évoluer aussi !!!





Voici un listing exhaustif de ces modifications :


1- La consommation maximale d’oxygène (VO2 Max), elle baisse à partir de 20 ans, mais peut être ralentie par un entraînement en endurance régulier.

2- La fréquence cardiaque maximale diminue avec l’âge et un rythme cardiaque élevé sera moins bien supporté.

3- Augmentation plus marquée de la tension artérielle d’effort.

4- Le débit cardiaque, qui au repos reste identique chez le sujet jeune et le sujet âgé, augmente chez le sujet âgé à l’effort, mais de façon moins marquée pour chaque palier d’effort pour atteindre un Qcmax bien inférieur à celui du jeune et un arrêt de l’exercice plus précoce.

5- La fonction respiratoire : il y a une réduction de 50 % des possibilités ventilatoires. La ventilation par minute est de 130l/mn à 20 ans, 112 à 40 ans et 65 à 70 ans.

6- Entre 30 et 60 ans, le sédentaire perd 1/3 de sa masse musculaire active remplacée par des éléments non contractiles et augmente sa surcharge pondérale. La force musculaire décroît.

7- Les déficits au niveau de la vue, de l’ouïe, de la proprioception, de l’appareil vestibulaire gênent toute activité motrice donc physique et sportive.




Si on laisse de côté les maladies, toutes les études montrent qu’il est possible et même souhaitable de reprendre une activité physique et sportive après 60 ans et même chez des sédentaires depuis plus de 35 ans sous surveillance et conseils d’un médecin.

La pratique de la plongée sous-marine, en l’absence de maladies chroniques évolutives ou de contre-indication à la pratique de cette activité, un plongeur âgé, en bonne forme physique peut continuer ou apprendre à plonger après un examen médical soigneux. Cependant quelques réflexions s’imposent, dues à certaines spécificités mises en jeu dans cette activité sportive un peu particulière.

Premier problème : celui de s’équiper ; le matériel est souvent lourd, les combinaisons difficiles à enfiler, la souplesse des épaules est moindre, les lombalgies fréquentes et il faudra attacher une grande importance sur ce point pour que tout soit fait sans effort, avec des gestes simples et un équipement adapté. De même, à la mise à l’eau ou en remontant sur le bateau, se déplacer avec un bloc sur le dos ou l’utilisation d’une échelle seront autant d’efforts à fournir que seule une bonne forme physique peut permettre.

Des conseils sur le choix du matériel peuvent être donnés et surtout pour les anciens plongeurs attachés à leur bouée tour du cou ou à leur vieille combinaison, une stabilizing jacket assure un confort supérieur et son utilisation en surface est plus aisée. Une combinaison neuve en néoprène souple et bien isolant assurera une protection isotherme fondamentale chez les plus de 60 ans, car comme chez les plus jeunes il faudra toujours se méfier des refroidissements favorisant les essoufflements et les accidents de décompression.

Penser aussi à la vue qui baisse avec l’âge et peut rendre délicate la lecture des matériels de mesure, et aussi au port éventuel d’un appareillage dentaire.

Par ailleurs, la laxité tympanique est moindre et il faudra savoir “ prendre son temps ” pour descendre.

Mais à côté de tous ces petits problèmes qui peuvent être gérés relativement facilement, il ne faut pas oublier que l’adaptation cardio-vasculaire à l’effort est moindre, de même que la qualité des échanges gazeux pulmonaires, d’où l’importance d’une visite médicale annuelle.

Et enfin qu’en est-il de la désaturation en azote ? Le dégazage semble se faire plus lentement chez un sujet âgé du fait d’un moins bon fonctionnement du filtre pulmonaire, que ce soit pendant la remontée, aux paliers ou entre deux plongées. Les résultats d’une étude intéressante faite sous la direction de Bernard GARDETTE ont été présentés en septembre 1996 au congrès de l’European Undersea Biomedical Society (EUBS) analysant trois facteurs “ favorisant les bulles ” : la vitesse de remontée, le poids et l’âge.

Concernant l’âge, il semble incontestable qu’après 40 ans la production de bulles est plus importante (étude réalisée avec 20 plongeurs masculins effectuant des plongées de profil identique) et que ces plongeurs seraient plus exposés au risque d’accident de décompression.

Alors quels conseils donner à un retraité de 60 ans désireux de partir à la découverte de ce nouvel univers ?

Tout d’abord, l’importance d’un examen médical rigoureux et attentif tous les ans chez un médecin ayant une bonne connaissance de la plongée et des contre-indications médicales à la pratique de la plongée en scaphandre.

Cet examen visera à :

1- Apprécier les conditions physiques et la morphologie du sujet ;

2- Réaliser un examen clinique complet ;

3- Demander un bilan biologique (en particulier recherche de dyslipidémie) ;

4- Demander des examens complémentaires :

De la sphère O.R.L. parfois (tympanométrie et audiogramme) ;

De l’appareil cardio-vasculaire toujours (ECG et test d’effort annuel après 60 ans) ;

De l’appareil pulmonaire parfois (radiographie, épreuve fonctionnelle respiratoire).

A côté de cette visite médicale annuelle, la pratique d’une activité physique régulière sera conseillée et, à côté des conditions générales de sécurité habituelles, on retiendra principalement :

Un équipement adapté, pratique à utiliser et une bonne combinaison ;

Une bonne hydratation avant et après la plongée ;

Ne pas plonger si l’on se sent fatigué ou simplement si on ne la sent pas ;

Éviter les efforts à terre, sur le bateau et sous l’eau et ne pas hésiter à se faire aider ;

Plonger dans la limite de la courbe de sécurité, avec un palier de sécurité obligatoire, ralentir les vitesses de descente et de remontée et limiter la profondeur en plongeant dans la « courbe » ;

Si tous ces conseils seront assez facilement acceptés par le plongeur néophyte de 60 ans, beaucoup plus difficile sera à faire passer le message chez un “ vieux ” plongeur totalisant plus de 1000 plongées, habitués à plonger à 40 m ou plus !


Mais aussi : https://www.differentdive.com/plongee-pour-les-seniors-10-bons-conseils-pour-une-experience-exceptionnelle/




Diving for seniors: 10 great tips for great dives!

As we all know, the human body undergoes physiological changes with age ... The practice of scuba diving with equipment must evolve too!!!



Here is a complete listing of these changes:

The maximum oxygen consumption (VO2 Max), it decreases from 20 years, but can be slowed down by a regular endurance training.

The maximum heart rate decreases with age and a high heart rate will be less well tolerated.

More marked increase in exercise blood pressure.

The cardiac output, which at rest remains identical in the young subject and the elderly, increases in the elderly subject with the effort, but less markedly for each level of effort to reach a Qcmax much lower than that of the young and one stop earlier exercise.

Respiratory function: there is a 50% reduction in ventilatory possibilities. The ventilation per minute is 130l / min to 20 years, 112 to 40 years and 65 to 70 years.

Between 30 and 60 years old, the sedentary loses 1/3 of his active muscle mass replaced by non-contractile elements and increases his overweight. Muscular strength decreases.

Deficits in sight, hearing, proprioception, vestibular apparatus interfere with any motor activity, physical and athletic.

Leaving aside diseases, all studies show that it is possible and even desirable to resume physical activity and sport after 60 years and even for sedentary for more than 35 years under supervision and advice from a doctor.

The practice of scuba diving, in the absence of progressive chronic diseases or contraindications to the practice of this activity, an elderly diver, in good physical shape can continue or learn to dive after a careful medical examination. However some reflections are necessary, due to certain specificities put in play in this sport activity a little particular.

First problem: that of equipping; the material is often heavy, the combinations difficult to put on, the flexibility of the shoulders is less, the frequent lumbago and it will be necessary to attach a great importance on this point so that everything is done without effort, with simple gestures and adapted equipment. Similarly, when launching or going up on the boat, moving with a block on the back or the use of a ladder will be as much effort to provide that only a good physical shape can allow.

Advice on the choice of equipment can be given and especially for old divers attached to their neck buoy or their old suit, a stabilizing jacket provides superior comfort and its surface use is easier. A new combination of soft, well-insulated neoprene will provide basic isothermal protection for people over 60 years old, because, as with the youngest, it will always be necessary to be wary of colds that favor shortness of breath and decompression sickness.

Think also of the sight which decreases with the age and can make delicate the reading of the measuring equipments, and also to the possible port of a dental apparatus.

Moreover, tympanic laxity is less and it will be necessary to know "to take one's time" to go down.

But aside from all these small problems that can be managed relatively easily, we must not forget that the cardiovascular adaptation to effort is less, as well as the quality of pulmonary gas exchange, hence the importance an annual medical visit.

And finally, what about nitrogen desaturation? Degassing seems to be slower in an elderly subject because of a poorly functioning pulmonary filter, whether during the ascent, at the bearings or between two dives. The results of an interesting study conducted under the direction of Bernard GARDETTE were presented in September 1996 at the European Undersea Biomedical Society (EUBS) conference analyzing three factors that favor "bubbles": the speed of ascent, the weight and the 'age.

Regarding age, it seems indisputable that after 40 years the production of bubbles is greater (study carried out with 20 male divers performing dives of identical profile) and that these divers would be more exposed to the risk of decompression sickness.

So what advice to give to a pensioner of 60 years wishing to leave to the discovery of this new universe?

First of all, the importance of a rigorous and careful medical examination every year at a doctor with a good knowledge of diving and medical contraindications to the practice of scuba diving.




This review will aim to:

1- To appreciate the physical conditions and the morphology of the subject;

2- Perform a complete clinical examination;

3- Request a biological assessment (in particular search for dyslipidemia);

4- Request additional exams:

From the sphere O.R.L. sometimes (tympanometry and audiogram);

Cardiovascular system always (ECG and annual stress test after 60 years);

From the pulmonary system sometimes (radiography, respiratory function test).

Beside this annual medical visit, the practice of a regular physical activity will be advised and, besides the usual general conditions of security, one will retain mainly:

Adapted equipment, practical to use and a good combination;

Good hydration before and after the dive;

Do not dive if you feel tired or just do not feel it;

Avoid efforts on the ground, on the boat and under water and do not hesitate to get help;

Diving within the limit of the safety curve, with a compulsory safety stop, slow down the speed of descent and ascent and limit the depth by diving into the "curve";

If all these tips will be quite easily accepted by the 60-year-old diver, it will be much more difficult to get the message across to an "old" diver totaling more than 1000 dives, used to diving at 40 m or more!